Réponse du Promoteur du projet SCAM

Publié le 19 mars 2026
Rédigé par 
Pierre Semal

Objet : Réponse à l’avis de la section Écolo de Chaumont-Gistoux concernant le projet de reconversion du site de la SCAM

Madame, Monsieur,

Nous avons pris connaissance de l’avis détaillé publié sur le site de votre section concernant le projet de reconversion du site de la SCAM.

Nous saluons l’objectivité de votre analyse. Ce type de contribution est précieux car il favorise le dialogue et permet de faire évoluer les projets grâce à un échange constructif.

Nous tenons à préciser que notre démarche a toujours été axée sur le souhait d’ouvrir la discussion et de favoriser le dialogue. Dans la mesure du possible, nous restons attentifs aux préoccupations des riverains. Si certaines décisions devaient s’écarter de leurs avis ou recommandations, nous veillerions toujours à en expliquer les raisons de manière transparente.

Nous vous remercions également pour l’identification des éléments positifs du projet. Dans ce courrier, nous souhaitons principalement revenir sur les points qui ont été identifiés comme « améliorables » ou « négatifs ».

1) Densité

Entre la première demande de permis et la version actuellement introduite, deux logements ont été supprimés afin de ramener la densité sous le seuil de 40 logements par hectare, pour atteindre 36 logements/hectare dans notre cas.

Par ailleurs, la moitié des logements sont des appartements, ce qui limite sensiblement l’emprise bâtie au sol et augmente inversement la compacité énergétique du bâti. Dans cette logique, la réalisation de 20 maisons individuelles n’aurait pas été appropriée, même si la densité réglementaire l’aurait théoriquement permis.

Il convient donc de considérer cette densité comme une orientation ou un repère, et non comme une règle appliquée de manière strictement mécanique. La qualité globale du projet, ainsi que ses proportions et son intégration, doivent rester au cœur de toute appréciation. Il convient aussi de rappeler que la réhabilitation de ce site (démolition / désamiantage / dépollution) induit un coût financier significatif dont il convient de tenir en compte dans le cadre du programme prévu.

2) Voirie

La commune a fait le choix de reprendre la voirie dans le domaine public communal. Celle-ci présente un gabarit très limité et n’intègre pas d’aménagements végétalisés nécessitant un entretien important. Les matériaux de revêtement sont par ailleurs pérennes et ne nécessitent pas d’entretien spécifique.

La motivation principale de cette reprise réside dans l’amélioration du maillage de circulation entre le chemin de la Gripelotte et la rue du Village. Il ne s’agit donc pas d’une charge supplémentaire pour la commune, d’autant que les potentiels coûts d’entretien seront très largement compensés par les recettes fiscales générées par les vingt nouveaux logements.

3) Gestion des eaux (NEIE p.9-10, 23-27, 30-32)

La gestion des eaux a fait l’objet d’une étude approfondie par le bureau d’études, en concertation avec le GISER.

Les principales conclusions peuvent être résumées comme suit :

  • Le futur aménagement rendra le site quatre fois plus perméable que dans sa situation actuelle.
  • Un bassin de rétention de 36 m³ est prévu pour la voirie.
  • Les toitures seront équipées de citernes de récupération totalisant 48 m³.

Il est exact que l’axe officiel historique de ruissellement traversait historiquement le site. Toutefois, celui-ci a été dévié depuis plusieurs décennies via la rue de la Cure par des aménagements efficaces qui se sont avérés fonctionnels en toutes circonstances. Dans le cadre du projet, il est prévu de renforcer significativement le réseau d’égouttage de la rue de la Cure. Nous avons par ailleurs suggéré à la commune de réaménager entièrement cette voirie (coffre et revêtement) pour qu’elle puisse notamment intégrer de nouveaux dispositifs de récolte des eaux plus efficaces (vers les nouveaux égouttages).

Au regard de ces éléments, la situation projetée présente une amélioration nette significative par rapport à l’état existant.

4) Relations de voisinage et déroulement des travaux

La phase de démolition initiale générera inévitablement des nuisances sonores pendant une période estimée à environ quatre semaines. En ce qui concerne le charroi, nous avons été sensibilisés aux demandes des riverains de limiter le trafic de camions si bien que nous avons prévu un système de concassage des bétons sur place qui permettra d’éviter un nombre considérable de déplacements de camions. En effet, les transports des volumes de béton à évacuer du site ainsi que les transports des matériaux de fondation à amener vers le site deviendront inutiles dès lors que les bétons, une fois concassés sur place, peuvent servir de matière première pour les fondations.  

En cas de conditions sèches, des canons à eau seront utilisés afin de limiter la dispersion de poussières vers le voisinage.

La suite du chantier correspondra à une phase de construction plus classique, générant des perturbations nettement plus limitées. La durée totale des travaux est estimée à un peu moins de 2 années.

Toutes les garanties nécessaires seront mises en place par le promoteur et les entreprises intervenantes : assurances responsabilité civile, assurance tous risques chantier, garantie décennale, etc. Par ailleurs, des états des lieux contradictoires seront réalisés avant le début des travaux afin d’assurer une gestion transparente de toute éventuelle réclamation liée à des dégâts. Enfin, il est prévu que nous organisions une réunion « logistique » préalablement au démarrage du chantier. Cette réunion devrait s’organiser, nous semble-t-il, avec la direction de l’école, un représentant de la commune, un représentant des riverains immédiats ainsi bien qu’un représentant du maître d’ouvrage et de l’entreprise adjudicataire du dossier.

5) Mobilité

La question de la mobilité est sans doute la plus sensible, notamment parce qu’elle dépend en grande partie des politiques et aménagements communaux.

Les analyses présentées dans la notice d’incidences environnementales (pages 33 à 35), basées notamment sur des campagnes de comptage aux heures de pointe, indiquent un flux moyen maximal d’environ un véhicule toutes les deux à deux minutes trente. Ce niveau de trafic reste tout à fait acceptable et normal.

Il est vrai que certains tronçons de la rue du Village peuvent occasionnellement rendre les croisements de véhicules plus difficiles. C’est notamment pour cette raison que l’implantation des maisons 2, 8 et 9 a été reculée en moyenne de deux mètres vers l’intérieur du site, afin de permettre la création d’un trottoir sécurisé et de dimension adéquate.

En fonction de l’emprise dont nous disposons le long de la rue du Village, nous avons cherché à mettre en place les aménagements les plus pertinents pour limiter l’impact du projet, et ce trottoir constitue une amélioration concrète en ce sens.

Concernant les quelques places évoquées devant le presbytère, leur usage restera marginal étant donné l’existence d’emplacements pour les visiteurs (potentiellement 8 dépendant de l’imposition par Orès de prévoir une cabine de transformation électrique). En cas d’affluence ponctuelle lors d’événements particuliers (communions, fiançailles, etc.), il est évident que les visiteurs pourront se stationner sur le grand parking de l’école, largement sous-utilisé durant les week-ends.

Dans un esprit d’ouverture et de dialogue, nous espérons que ces éléments permettront de clarifier certains aspects du projet.

Nous serions heureux de pouvoir échanger davantage avec vous à ce sujet et restons à votre disposition pour toute discussion complémentaire.

Nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de nos salutations distinguées.

Pour la SRL Reborn Estate

 

Benjamin Piret Gérard et Paul-Henri Levie