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Les rats dans le jardin...

Publié le 3 août 2026
Rédigé par 
Pierre Semal

Les rats ne sont pas des animaux bienvenus. Surtout s’ils commencent à pulluler. Quatre étapes pour aborder ce problème:

  1. Le reconnaître parmi certains congénères très utiles
  2. Eviter simplement qu’ils ne viennent
  3. S’en débarrasser si nécessaire
  4. Se faire aider par la commune
  1. Le reconnaître parmi l’ensemble de ses congénères.

La taupe n’est pas un rongeur mais un carnivore. Elle mange principalement des vers, larves et limaces et contribue à l’aération du sol.

La musaraigne au nez pointu est aussi une alliée pour combattre les insectes, larves et limace (photo Wikipedia).

Les mulots, sorte de souris des champs, mangent graines, baies, racines et même des escargots.

Les campagnols mangent de l’herbe, des bulbes et des tubercules. Ils peuvent  s’attaquer aux racines de légumes ou de jeunes arbres.

Les rats, beaucoup plus grands,  recherchent  avant tout de la nourriture et des abris à proximité des habitations.

2. Eviter de l’attirer.

En détails...
Si vous possédez des poules

Les poulaillers sont souvent la première source d’installation des rats.

Quelques gestes simples permettent de limiter fortement leur présence :

  • utiliser un distributeur de grain à pédale ou fermé ;
  • éviter que du grain reste au sol toute la nuit ;
  • conserver les sacs d’aliments dans des contenants métalliques ou hermétiques ;
  • ramasser régulièrement les œufs (cassés) ;
  • nettoyer les restes alimentaires.
  • [Suspendre l’abreuvoir à hauteur de bec ? à à essayer ]
Bien gérer son compost

Un compost bien entretenu attire très peu les rats.

Quelques conseils :

  • privilégier un composteur fermé ;
  • éviter d’y déposer viande, poisson ou produits gras ;
  • enfouir les déchets de cuisine sous une couche de matières sèches ;
  • installer éventuellement un grillage métallique ou des dalles sous le composteur lorsque le terrain est propice aux galeries.

Le compost reste un excellent allié pour le jardin : il ne faut pas y renoncer, simplement l’utiliser correctement. Pour plus d’astuces sur le compost, RDV sur la page de la commune : https://www.chaumont-gistoux.be/vivre-a-cg/gestion-et-collecte-des-dechets/compost/composter-dans-son-jardin

Éviter toutes les sources de nourriture

Les rats profitent souvent de petites négligences.

Quelques réflexes utiles :

  • ne pas laisser les gamelles des animaux dehors pendant la nuit ;
  • récolter régulièrement les fruits tombés ;
  • stocker graines, céréales et aliments dans des contenants fermés ;
  • limiter les sacs poubelles accessibles avant la collecte.
Supprimer les points d'eau

Comme tous les animaux, les rats ont besoin de boire.

On peut limiter leur présence en :

  • vidant les récipients où l’eau stagne ;
  • réparant les fuites de robinets ;
  • évitant les flaques permanentes autour des bâtiments.

Et si l’on arrive à suspendre un abreuvoir pour les oiseaux, tout en le rendant inaccessible, c’est encore mieux 😉

Entretenir les abords des bâtiments

Les rats recherchent surtout des endroits calmes où s’abriter.

Il est conseillé de :

  • contrôler régulièrement les cabanons, serres et poulaillers ;
  • réparer les ouvertures dans les clôtures ou les murs ;
  • placer des grilles métalliques, voire fixer des éponges en limaille de fer, devant les ouvertures donnant accès aux caves ou aux vides ventilés ;

vérifier qu’aucun terrier actif ne s’installe sous une terrasse.

Faire fuir les rats naturellement : quelques « astuces de grands-mères »

Aucune méthode naturelle n’est miraculeuse, mais plusieurs techniques combinées peuvent être efficaces.

On peut notamment essayer de :

  • planter de la menthe poivrée, du laurier, de l’ail ou du sureau à proximité des zones sensibles ;
  • déposer ponctuellement des odeurs répulsives (vinaigre blanc, huiles essentielles utilisées avec précaution, comme celle de citronnelle, de lavandin, d’eucalyptus ou de menthe poivrée) autour des lieux de passage, sans en verser directement dans le sol ;
  • utiliser des systèmes produisant des vibrations aléatoires (certains piquets ou dispositifs mécaniques), auxquels les animaux s’habituent toutefois parfois avec le temps ;

reboucher les galeries abandonnées après s’être assuré qu’elles ne sont plus occupées.

Favoriser les prédateurs naturels

Un jardin riche en biodiversité aide aussi à réguler naturellement les populations de rongeurs.

Les chouettes, hiboux, buses, renards, fouines, belettes et certains chats capturent régulièrement des rats.

Favoriser la biodiversité reste donc une partie de la solution :

  • conserver des haies variées ;
  • planter des arbres ;
  • préserver les vieux arbres lorsqu’ils ne présentent pas de danger ;

installer des nichoirs pour les rapaces nocturnes lorsque le contexte s’y prête.

3. Tenter de les éliminer.

Les pièges : une solution ciblée

Lorsque des rats sont bien installés, quelques pièges mécaniques placés aux endroits de passage peuvent permettre de réduire rapidement la population.

Les pièges doivent être :

  • installés dans des boîtes sécurisées, hors d’accès des enfants et des animaux domestiques ;
  • contrôlés régulièrement ;
  • utilisés uniquement lorsque les mesures préventives ne suffisent plus.

Quelques exemples pour en fabriquer soi-même : https://www.breizh-yourte.fr/nature-jardin/piege-a-rat-maison-efficace-tutoriel-complet-fabriquer-piege-diy

Si les mesures préventives ne sont pas suffisantes, il existe également des pièges à rats électriques pour une mort plus rapide.

Pourquoi éviter les poisons ?

Les anticoagulants utilisés contre les rats présentent plusieurs inconvénients.

Ils peuvent intoxiquer :

  • les hérissons ;
  • les rapaces ;
  • les renards ;
  • les chiens ou chats qui consommeraient un rongeur empoisonné.

En outre, les rats peuvent développer des comportements d’évitement des appâts, ce qui limite leur efficacité à long terme. Les spécialistes recommandent aujourd’hui de privilégier la prévention, la réduction des sources de nourriture et, lorsque c’est nécessaire, le piégeage ciblé plutôt que l’usage systématique de produits chimiques.

Pour aller plus loin sur les impacts des poisons, cet article scientifique en anglais : https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC11024614

4. Et ne pas hésiter à se faire aider par la commune.

À Chaumont-Gistoux : une aide existe

La Commune poursuit des actions de dératisation sur le domaine public et a conclu un marché avec une entreprise spécialisée.

Les habitants peuvent également bénéficier, sous certaines conditions, d’une intervention à tarif réduit via cette société.

Toutes les informations pratiques (coordonnées, conditions et conseils de prévention) sont disponibles sur le site communal : « Un coup de pouce pour la gestion des rongeurs «